Ce vendredi 29 octobre a eu lieu le concert d’une affiche magique du old school R&B.

Ls DJs de HIP HOP LOVES SOUL ont d’abord parfaitement géré la première partie. Ils ont chauffé la salle avec les classics de notre jeunesse…

112 Ginuwine Dru Hill Olympia

Le public était déjà bien survolté quand 112 est entré sur scène. Ils ont assuré le show avec leurs plus gros titres, tels que Peaches & Cream, Only you, I’ll be missing you, sans parler de leur ballade, Cupid.
J’adore ce groupe, mais en live … ça tient difficilement la route. Trop de bande son, trop de chorégraphies.
Et quelles chorégraphies ! On a été ramené à l’époque des boys band aux tenues assorties avec une chorégraphie presque synchronisée et des mouvements presque trop mous. Ce ne sont définitivement pas des danseurs.

Heureusement que le jeu de lumière venait submerger la scène. C’était ringard, mais voyons le bon côté des choses, merci à eux de nous avoir ramené 15 ans en arrière. Après tout c’était le but du concert !

112

Quant à Ginuwine, je me suis réellement demandée s’il était venu pour chanter ?
On a eu droit à des sons emblématiques tels que Same Ol’ G, Stingy, So anxious et le meilleur pour la fin avec Pony, donc un choix plutôt parfait pour être satisfaite.
Pour ne rien vous cacher je misais beaucoup sur lui. Après le passage de 112, j’étais d’abord agréablement surprise au niveau vocal. Mais au fur et à mesure des chansons, il n’y a plus eu de performance vocale. Il n’y a plus eu de chant. On a même eu droit à des sessions mix du DJ en plein milieu. Bon ok c’était pour rendre hommage à la west cost to east cost, Notorious Big, 2Pac, et aussi MJ et Aaliyah.
Mais à vrai dire je venais quand même le voir chanter ! Et sur 30 minutes de prestation, n’en chanter que 10 et laisser le boulot à ses deux choristes, qui ont assuré d’ailleurs, c’est quelque peu exagéré…

Ginuwine

Pardonnez-moi mais sa tentative de séquence émotion en évoquant son idole, notre idole à tous, MJ, puis son imitation moonwalk, c’était trop forcé. Peut-on lui en vouloir de ne pas s’être cantonné à ce qu’il fait de mieux c’est à dire chanter ?
Merci à ses choristes d’avoir assuré à sa place ! Parce que si on voulait écouter une bande son on serait resté chez nous avec nos enceintes et musique à fond.

Et enfin, Dru Hill, la grande surprise de la soirée. Merci au groupe de ne pas avoir chanté en play back et d’avoir assuré chaque son. Et quelles voix ! J’en ai eu des frissons ! Tell me, How deep is your love, Never make a promise, In my bed, avec une setlist comme ça on ne pouvait qu’apprécier. Ajoutez-y une vraie performance vocale et la magie opère.

Dru Hill

Mon passage préféré, Incomplete, forcément… séquence émotion, dans la simplicité, juste Sisqó, sa voix, la scène et le public. Et bien sûr il nous a gâté avec Thong Song, rejoint par le reste du groupe pour clôturer leur brillant passage. Merci à Dru Hill pour cette prestation, et là on peut parler de performance.

Sisqo

On notera aussi la tenue de scène originale de Nokio, excentrique diront certains, mais j’ai adoré sa touche de folie ! Style kilt en cuir et veste en jean tête de mort à franges, tout ce qu’il faut pour inspirer des designers amateurs ?

Nokio

On termine donc ce concert avec la nostalgie des années 90’s pour retourner dans une époque où le R&B n’est plus ce qu’il était.

Texte : Thi Huong
Photos du concert : David Chhouy